A la fin les mensonges ne me font plus peur C'est la lune qui cuit comme un œuf sur le plat Ce collier de gouttes d'eau va parer la noyée Voici mon bouquet de fleurs de la Passion Qui offrent tendrement deux couronnes d'épines
Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu'on les cueille Le vent et la forêt qui pleurent Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Et moi j'ai le cœur aussi gros Qu'un cul de dame damascène O mon amour je t'aimais trop Et maintenant j'ai trop de peine Les sept épées hors du fourreau
Le soleil au déclin empourprait la montagne Et notre amour saignait comme les groseilliers Puis étoilant ce pâle automne d'Allemagne La nuit pleurant des lueurs mourait à nos pieds