Je fuis et je m’accroche à toutes les croisées D’où l’on tourne l’épaule à la vie, et, béni, Dans leur verre, lavé d’éternelles rosées, Que dore le matin chaste de l’Infini Je me mire et me vois ange! et je meurs, et j’aime — Que la vitre soit l’art, soit la mysticité —À renaître, portant mon rêve en diadème, Au ciel antérieur où fleurit la Beauté! Mais, hélas! Ici-bas est maître : sa hantise Vient m’écœurer parfois jusqu’en cet abri sûr, Et le vomissement impur de la Bêtise Me force à me boucher le nez devant l’azur.
— Стефан Малларме