Je meurs de soif auprès de la fontaine; Brûlant comme le feu, je tremble dent à dent! En mon pays, je me trouve en exil; Près d'un brasier, tout ardent je frissonne; Nu comme un ver et pourtant vêtu en président, Je ris en pleurs, et j'attends sans espérance; Je reprends courage au milieu du plus triste désespoir; Je me réjouis sans avoir aucun plaisir; Je suis puissant sans avoir force ni autorité; Bien recueilli tour à tour et repoussé de chacun.
— Франсуа Вийон